GALERIE "Art visionnaire amazonien"

Voici les oeuvres de quatre chamans d'Amazonie péruvienne. Elles sont présentées ici en basse résolution et avec le nom  de la galerie en transparence pour éviter toute reproduction sauvage.
Ces tableaux et les explications qui les accompagnent nous ont été rapportés du Pérou par Romuald Leterrier qui en connait personnellement les auteurs.

Ces tableaux ou des reproductions de ceux-ci format A3 (25 euros) sont en vente à la Galerie Chamanart, veuillez-nous contacter directement pour plus de renseignements...
 

1 - Dans cette œuvre, Paolo del Aguila représente une indienne shipibo allongée sur une poterie typique de cette culture indigène. C’est dans de telle poterie qu’est préparée la boisson cérémonielle et hallucinogène «Ayahuasca». Dans les temps anciens, ces poteries pouvaient être de grande taille ou anthropomorphe, elles pouvaient également servir d’urne funéraire. Les motifs floraux sont en fait des représentations en coupe transversale de la liane qui entre dans la composition de l’Ayahuasca, les serpents sont aussi une représentation animale de cette liane que l’on retrouve figurée derrière le chaman à gauche. Le chaman insuffle et par là même induit la vision d’autres poteries (récipient servant à absorber la « purge », autrement dit  le breuvage hallucinogène) et d’autres créatures féminines.

Dans la partie supérieure on trouve un chemin orné progressant par palier, il est une métaphore du chemin de la connaissance menant à des palais de sagesse.

Des esprits « supérieurs » veillent sur le chemin de la connaissance en haut à gauche…




2 - Ce tableau de Paolo del Aguila est basé sur le parallèle entre l’homme et la plante, pour les shipibos l’homme est une plante retournée. Cette comparaison est  basée sur le fait que le chaman dans ces visions peut percevoir entre autre par introspection le méandre du réseau de ses veines très comparable au réseau des racines d’une plante. Le personnage au milieu des cercles concentriques est un chaman, il est au centre de paternes (motifs géométriques colorés très présents dans le monde visionnaires) qui figurent ici un icaro ou chant magique qui ponctue  chaque cérémonie. Le petit personnage bleu en bas à droite est une image de l’esprit d’une plante…






3 - Cette réalisation de Juan Carlos Taminchi nous rappelle que pour les indiens l’univers chamanique est un univers guerrier car cette toile présente un combat entre chamans. Deux chamans essaient d’envoyer des fléchettes magiques « virotes » avec leurs sarbacanes pour nuire à un troisième qui opère une cérémonie de guérison. Celle-ci est représentée dans la sphère au centre du tableau. Le chaman présent en bas est un indien shipibo, il est épaulé par un chaman nu qui pourrait vivre dans le passé car l’espace et le temps sont abolis dans le monde visionnaire.Le Toé plante représentée à droite est une espèce de datura, elle est utilisée par les assaillants qui ont pris une voie négative, celle de la sorcellerie. Le chaman attaqué est protégé par l’esprit féminin de l’ayahuasca qui entoure sa cérémonie de son énergie, il agit avec sagesse et bienveillance avec le soutien de l’Inca (visage vert) qui est un symbole de connaissance pour les shipibos…





4 - Jheferson Saldaña Valera a peint ici une créature mythique de la culture amazonienne : «Sachamama » le serpent à oreilles qui hypnotise les promeneurs en forêt pour mieux les avaler. Les visages de sages dans les arbres figurent les esprits de ceux-ci.

Les dauphins roses animaux vivant dans les eaux de l’Amazone sont selon les croyances capables de se métamorphoser en jeune homme au charme redoutable pour séduire ou mettre enceinte les femmes.

Les portes des palais sont des passages ouverts sur d’autres mondes, d’autres dimensions.

Les trois visages bleus sont des portraits de chamans bienveillants vivant aujourd’hui au Pérou…

 



5 - Jheferson Saldaña Valera a représenté sur ce tableau une vision érotique que peut induire l’absorption d’ayahuasca. Le jeune chaman en bas à gauche est fasciné par ces apparitions qui se présentent à lui. Le colibri présent en haut est ici une représentation métaphorique d’ordre sexuel. Les créatures volantes sont des images de l’esprit des plantes leurs formes elfiques laissent ouverte l’interrogation sur les liens interculturels existants entre les différentes représentations connues des esprits de la forêt en Europe et en Amérique du Sud…




6 - Milke Sinuiri a peint son autoportrait où il apparaît sous les traits d’un jaguar qui décrit l’ambivalence de ce chaman qui est capable de faire le bien ou des choses plus négative ; son esprit de pouvoir. Au dessus de sa tête, une couronne par laquelle le chaman reçoit la connaissance et  c’est l’endroit par lequel il peut la transmettre en soufflant sur ce point de la tête de ses apprentis. Son col représente la liane ayahusca. Les trois oiseaux sont des esprits auxiliaires ou alliés, se sont également des moules dans lequel le chaman peut se fondre pour faire ce qu’il a à faire dans le monde visionnaire. Les sphères sont des univers dans lequel le chaman peut évoluer. La feuille qui a un œil en  elle symbolise  la perception de la plante qui elle aussi observe celui qui la consomme, il s’agit d’une feuille de chacruna…

 






7 et 8 - Jheferson Saldaña Valera dans un travail plus conventionnel a réalisé ces deux paysages inspirés par la forêt amazonienne…